Le texte :
Le texte est ici à mi-chemin entre voix et image. Support et illustration d’une relation complexe, il donne les clés d’une évasion possible. Appel à l’imagination autant qu’à l’expérience intime de chacun, les mots entrainent le spectateur un peu plus avant dans la mémoire de l’histoire contée. Gravés dans la peinture, ils le sont aussi dans l’ambiance musicale, puisque la création sonore joue sur l’oralisation du texte, palimpseste de chaque toile. Même les chaises prennent ainsi la parole, pour que l’ensemble signifiant s’adresse directement à tous.
La musique :
La musique est complémentaire de la peinture. Souvent silence, elle vient ici souligner les volumes qui envahissent les personnages, révéler les intentions, partager l’histoire. De ce fait, l’exposition raconte et la bande sonore visualise le mouvement, rapporte les contextes, traverse les pensées.
La mise en place d’un système de mini enceintes stéréo permet une double écoute. afin d’éviter tout conflit de sources entre les tableaux, la musique diffusée verticalement par le canal droit diffère de celle diffusée par le canal gauche. L’écoute globale reste cohérente puisque ces sources, aussi bien aériennes que terrestres s’imbriquent les unes dans les autres grâce à un montage technique spécifique réalisé en amont.
Cet essai sur le témoignage de la relation entre les deux amants est composé d’une série de cycles musicaux courts. La diffusion des deux caissons stéréo au sol plonge le spectateur dans une dimension contextuelle composée essentiellement de souffles, de vibrations, de craquements (les chaises en mouvement) les quatre enceintes définissant l’espace intérieur de ces amants.
© haut de page : extrait d’une des maquettes de tableaux de Inbloom (feutrines et papier)


