Une chambre d’hôtel.
L’Homme. Clotilde.
Une pièce en un acte, un “drame moderne”, ce huis clos se déroule comme un lent encerclement.
Dans une unité condensée de temps, de lieu et d’espace, cette “tragédie sociale” retrace le mécanisme d’ une chute brutale.
La chute de Clotilde, la fille du Nord, la fille qui ne parle pas, les lèvres serrées.
Une chute des bras de l’homme qu’elle a suivi, jetée dans les bras d’ “autres”.
Sans un mot, sa descente jusqu’au trottoir parisien.
En face / derrière / autour d’elle, l’Homme, venu la chercher dans son pays.
L’Homme qui parle. L’Homme qui joue. L’Homme qui l’encercle. Tisse une toile par la parole qui se déploie, se déverse, violente et enferre.
Il est question de mots, de mensonge, de jeu.
De scènes. De rêles à tenir.
De théâtre.
D’amour peut-être.
De corps.
De fric.
De marchandise.
De Louis Calaferte. Montage (Matthieu Dahan) des représentations à Gare au Théâtre, par la compagnie Ringolévio (Juillet 2007)
Distribution :
comédiens : Karim Lagati, Aurore Monicard
musique composée et interprétée par Syn- : guitare/laptop
lumière : Fréderic Pertuiset
scénographie : Emmanuelle Belkadi
régie générale : Elisa Henriques
mise en scène : Sarah Doignon
travail acteurs : Matthieu Dahan
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